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NYONGONEWS

JOURNAL

13 janvier 2008

AFRICANTOURS 2

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Mon épouse et moi étions séparés  dans l'avion pour des raisons de commodité de voyage. Nous partagions le même goût pour le hublot qui offre souvent de superbes vues de la terre. J'étais assis devant côté fenêtre et Mimi était derrière moi côté hublot comme moi. Les moteurs de l'avion vrombissaient, et par moment, j'ai eu l'impression de perdre l'ouïe. Le long des couloirs, les belles hôtesses et le beau steward faisaient des allers et venues pour vérifier que tout le monde avait attaché sa ceinture. Comme d'habitude, il y a toujours quelques récalcitrants qui pensent que la ceinture ne sert à rien. La diplomatie des hôtesses finit par les faire plier.

Voici notre avion qui quitte le tarmac de l'aéroport pour la piste de décollage. Pendant le déplacement de l'aéronef, une belle voix retentit des haut-parleurs pour nous expliquer les mesures de sécurité mises à notre disposition, tandis que les hôtesses procédaient par mimétisme à une explication plus pragmatique.

Nous n'étions pas seuls à nous diriger vers la piste. A travers la lucarne qui était devenue ma propriété pour le voyage, j'ai pu compter dix avions. Ils se lançaient sur la piste par ordre d'arrivée. Encore quatre avions devant nous. Plus que trois, deux et un. C'est notre tour. La tension monte. Soudain, Mimi me manifesta son désir de venir s'asseoir à mes cotés pour le décollage. Elle a souvent ressenti un mal-être passager pendant le moment fatidique de l'envol. La voilà à mes cotés, ma main gauche dans sa main droite.

Le bourdonnement de l'avion avait atteint son summum. Nous voici lancés à près de 300km/h sur la piste. Une sensation de vide nous gagne. Notre aéronef est en train de percer l'immense vide que constitue l'espace, sans grandes difficultés. Nous sommes verticalement attachés à nos sièges. J'entends : nous vous prions de bien vouloir maintenir vos ceintures attachées... Ah, nous n'avons pas encore atteint les onze mille pieds pour retrouver une position horizontale. 

Il a suffi de deux minutes de plus pour que l'avion trouve la position horizontale. Nous survolions Paris en direction du sud. Nous ne voyions plus rien à onze milles pieds si ce n'est cette immense couche de nuage qui nous couvrait. Mirianne détacha sa ceinture et rejoignit à nouveau sa place derrière moi. Devant moi, au dos du siège d'avant se trouve un écran. Je l'allume et me retrouve en face d'une carte de France et d'un avion qui se déplace. C'est bien le nôtre. Nous survolons déjà la ville de Pau. ça va vite. Le commandant de bord annonce que notre arrivée à Cotonou est prévue à 19h15 heure locale.

Il est 18h45 à ma montre. Notre avion avait traversé la France du nord au sud, l'espagne, le Détroit de Gibraltar, l'Algérie et le Niger. Une voix nous annonce que nous venons de commencer notre descente sur Cotonou. Tout le monde a rejoint sa place et remis sa ceinture pour la circonstance. Quelques trous d'air ne font qu'accélérer notre désir de fouler enfin le sol béninois. Soudain, je vis de la lumière, c'est la ville de Cotonou qui s'offre à nous. Elle est encore miniscule et s'agrandit à force que nous perdions de l'altitude. Les trains d'atterrissage étaient fin prêts. Et voici enfin la piste de l'aéroport international de Cotonou. Il est 19h15 et notre avion vient de fouler le sol. Ouf! C'est fait, nous sommes arrivés au pays de Dahomey. L'A340-300 alla jusqu'au bout de la piste et fit demi-tour vers le tarmac. Nous avancions tout doucement vers le tarmac et quelques voyageurs s'affairraient déjà à récupérer leurs bagages. L'avion s'arrêta, puis les moteurs aussi. Les voyageurs applaudirent les prouesses du commandant. Nous voici enfin à Cotonou, première étape de notre périple africain.  A SUIVRE

Posté par kleinenzo à 12:47 - VOYAGE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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